Mademoiselle Frankenstein

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Mary Shelley revient dans la villa où, en 1816, elle a écrit « Frankenstein », alors qu’elle n’avait que dix-neuf ans. Elle y retrouve l’étrange et inquiétant Lazzaro, qui veut comprendre les raisons profondes qui ont poussé cette jeune fille à inventer un tel monstre.

Dans une atmosphère mystérieuse qui navigue entre fiction et faits historiques, cette pièce nous amène à la naissance du mythe Frankenstein, ce monstre qui, aujourd’hui encore, continue à nous fasciner et nous hanter. En inventant une créature, fruit d’une manipulation scientifique, Mary Shelley, auteure visionnaire, nous interroge sur les progrès de la science. Qui est véritablement le monstre : la créature ou son créateur ?

Dès que l’on s’installe, on perçoit le tic-tac d’une horloge qui ne met que quelques secondes à nous faire entrer dans cet étrange univers qui entremêle avec soin la vie et la mort, selon le rythme de souvenirs enfouis car trop douloureux, mais que le personnage de Lazzaro saura faire resurgir de l’esprit de Mary Shelley. Des les premières paroles, vous êtes happés. Happés par un personnage tantôt démoniaque, tantôt fragile, qui pose les bonnes questions au bon moment. Happés par une Mary Shelley détruite, qui en sait peut-être autant sur elle-même que nous, spectateurs, en la voyant arriver. Des acteurs charismatiques avec une Mary Shelley (Christelle Maldague) qui sonde un passé chaotique, une mise en scène qui vous transporte grâce aux talents de Frédéric Gray (dans le rôle de Lazzaro Spalanzani) et de Géraldine Clément, et un jeu de son qui vient renforcer cet univers, dirigé par Matthieu Dessemme et Hugo Magagnin. A aller voir d’urgence à la Folie Théâtre !

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